Traductionsen contexte de "marge de la société" en français-anglais avec Reverso Context : en marge de la société Traduction Correcteur Synonymes Conjugaison Plus
LarĂ©ponse aurait Ă©tĂ© trĂšs peu conventionnelle. Le talent de Wölfli se calcule en nombre inimaginable dâheures passĂ©es Ă dessiner et Ă modifier sans cesse son oeuvre. Wölfli et beaucoup dâartistes en marge de la sociĂ©tĂ© rĂ©ussissent Ă transporter le public dans un lieu et un autre temps. Le public se retrouve dans lâunivers du
Ilest, en pratique, imputé sur la somme due au vendeur, à l'issue de la transaction aux enchÚres, par la société de ventes, qui en informe la (les) société(s) de perception. Celle-ci a trois mois pour confirmer qu'un droit de suite est revendiqué et pour le percevoir alors au nom de son mandant. Faute de quoi, la somme réservée est
En1932, le ComitĂ© central du Parti communiste promulgua une rĂ©solution restructurant les organisations artistiques. Staline devenait le seul hĂ©ros Ă glorifier. Il fallait que les arts sây plient. Certes, la mainmise du pouvoir sur la culture nâempĂȘchait pas des poches de rĂ©sistances. Mais le pli de la rĂ©action Ă©tait pris.
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Dansle cadre de Bruges 2002, capitale culturelle de l'Europe, une expérience originale fut tentée par l'association «Art en marge». Quatre artistes plasticiens (Jacques Charlier, Bob Verschuren, Ronny Delrue et Frédéric Gaillard) ont préparé des oeuvres avec quatre handicapés. Ils ont travaillé en duos pendant cinq
LĂ©naDurr sâintĂ©resse aux normes et marges de la sociĂ©tĂ© quâelle met en scĂšne dans un travail photographique toujours tendre et un peu nostalgique. LâĆuvre et le quotidien de lâartiste ne font quâun puisquâelle vit elle-mĂȘme dans un mobil-home, Ă Cuers dans le Var, au milieu dâobjets collectĂ©s depuis son adolescence. Habitats sauvages est
4QNKq. Quand on pense au statut dâartiste aujourdâhui, on imagine surtout un homme entre deux Ăąges, dans un atelier ou un bureau, la nuit, sale et pas douchĂ© depuis des jours en train de peindre dans la pĂ©nombre Ă la lueur dâune bougie. Câest le mythe de lâartiste maudit Il est si bien ancrĂ© que si un artiste actuel rĂ©ussit et gagne bien voire trĂšs bien sa vie, on estime que câest un vendu et que son Ćuvre est commerciale. Mais qui sommes-nous pour en juger ? Ce mythe de lâartiste maudit impacte Ă©galement notre propre crĂ©ativitĂ©. Il est, en partie, la raison pour laquelle tu nâoses pas et tu nâassumes pas ta crĂ©ativitĂ©. Dans cet article, je vais dĂ©construire ce mythe et tâaider Ă le dĂ©passer. Quâest-ce que le mythe de lâartiste maudit ? Il sâagit dâun stĂ©rĂ©otype trĂšs rĂ©pandu sur le mode vie des artistes et sur leur personnalitĂ©. Voici quelques-unes des idĂ©es reçues sur les artistes. idĂ©es reçues sur les artistes Lâartiste serait anticapitaliste Parce que les mĂ©tiers artistiques sont motivĂ©s par une passion, il est frĂ©quent de croire que lâartiste nâa pas besoin dâargent, voire pire quâil le rejette. Lâargent serait lâennemi de son art et la richesse la fin de son inspiration. Lâartiste serait pauvre Parce quâil refuse de gagner de lâargent, lâartiste est forcĂ©ment pauvre. Il vit dans de mauvaise conditions de vie et nâa pas dâambitions Lâartiste vivrait en marge de la sociĂ©tĂ© Il tient par-dessus tout Ă sa libertĂ© et il est prĂȘt Ă tout sacrifier pour elle. Il ne se plie pas aux conventions sociales et il vit comme il lâentend. Il ne croit pas Ă la fidĂ©litĂ© conjugale, il est volage, rebelle et contre toute contrainte. Lâartiste serait incompris De par sa mise Ă lâĂ©cart de la sociĂ©tĂ©, lâartiste est une personne incomprise, rejetĂ©e par les gens normaux. Personne ne comprend ses Ćuvres ni ses intentions et personne ne le soutient. Lâartiste ne pourrait rĂ©ussir seul Ătant incompris, lâartiste est incapable de vendre ses oeuvres. Il a besoin dâun mĂ©cĂšne ou dâun galeriste pour rĂ©ussir. Il devient par la mĂȘme dĂ©pendant de lui. Lâartiste crĂ©erait dans la souffrance Câest la souffrance qui serait au cĆur de lâinspiration de lâartiste. Sa mise au ban de la sociĂ©tĂ© et sa soif de libertĂ© irrĂ©aliste le rendrait en colĂšre, triste et déçu. Câest de ces Ă©motions nĂ©gatives que naitraient ses plus grandes Ćuvres. Les Ă©motions positives ne lui inspireraient rien. Lâartiste travaillerait nuit et jour Ce serait le seul moyen Ă sa disposition pour rĂ©ussir travailler sans relĂąche. Et comme les Ă©motions nĂ©gatives sont son inspiration, il est constamment déçu de ce quâil crĂ©e. Lâartiste serait perfectionniste. PersuadĂ© que son Ćuvre nâest jamais assez bien. Lâartiste serait irresponsable Ăpris de libertĂ© et constamment insatisfait, lâartiste est complĂštement irresponsable. Il est constamment en retard, ne sait tenir aucun dĂ©lai, emprunte de lâargent sans pouvoir le rembourser et nâa pas de vie stable. Cette liste nâest pas exhaustive et il y en bien dâautres idĂ©es rĂ©pandues sur les artistes. Si tu en as dâautres, donne-les moi en commentaire. Mais dâoĂč viennent ces idĂ©es et ce mythe de lâartiste maudit ? DâoĂč vient le mythe de lâartiste maudit Le statut dâartiste nâa pas toujours eu mauvaise presse et encore moins cette image misĂ©rable. Il a Ă©tĂ© encensĂ©, encouragĂ© au cours des siĂšcles passĂ©s et les familles dâartistes Ă©taient fiĂšres de ce statut. Ce nâest quâau 19Ăšme siĂšcle, avec lâarrivĂ©e de la photographie que la fonction des artistes Ă radicalement changĂ©e. Avant, les artistes faisaient un travail de tĂ©moins, de conteurs et de mĂ©morialistes. Ils rĂ©alisaient les portraits de familles, peignaient les guerres passĂ©es, les paysages de lâautre bout du monde ou reprĂ©sentaient une histoire mythologique. Et puis la photographie est arrivĂ©e. Les familles ont pu se faire tirer le portrait beaucoup plus vite et pour beaucoup moins cher. Les guerres Ă©taient photographiĂ©es en tant rĂ©el et les images Ă©taient bien plus fidĂšles Ă la rĂ©alitĂ©. Les paysages de lâautre bout du monde Ă©taient photographiĂ©s de façon plus objective. Il nây a que la mythologie que la photographie ne pouvait fixer. Les peintres et artistes se sont retrouvĂ©s au dĂ©pourvu. Ne sachant comment se rĂ©inventer. Mais les plus jeunes dâentre eux y ont vu une libertĂ©. Ils ont dĂ©cidĂ© de sâaffranchir des codes graphiques en vigueur jusque lĂ et on cherchĂ© Ă dĂ©velopper leur propre style. Câest ainsi que sont arrivĂ©s les impressionnistes par exemple. Puis plus tard les cubistes, les peintres abstraits etc AprĂšs des siĂšcles de reprĂ©sentation codifiĂ©e, les mĂ©cĂšnes et les amateurs dâart ont eu bien du mal Ă comprendre et Ă accepter ses mouvements. DâoĂč le clichĂ© de lâartiste incompris. Et comme les experts en art ne comprenaient pas, ils nâexposaient pas ces artistes et ne leur achetaient pas leurs Ćuvres. Les artistes nâont pas beaucoup gagnĂ© dâargent. Mais ils croyaient en leur travail et ils ont continuĂ© Ă crĂ©er coĂ»te que coĂ»te. DâoĂč l image de lâartiste pauvre et en marge de la sociĂ©tĂ©. Câest la pĂ©riode que lâon a appelĂ© la bohĂšme. En rĂ©fĂ©rence aux bohĂ©miens qui vivaient dans la pauvretĂ© et de par leur itinĂ©rance, Ă©taient soit disant libres. En gros on les comparait Ă EsmĂ©ralda. La bohĂšme a Ă©tĂ© dĂ©crite par de nombreux artistes, en peinture ou en Ă©criture. Par zola dans son roman LâĆuvre, par Rimbaud et Verlaine etc. De ces Ă©crits et de ces peintures, ont Ă©tĂ© tirĂ©s des films, dâautres romans, des chansons etc. Cette pop culture a vĂ©hiculĂ© le mythe de lâartiste maudit jusquâĂ nos jours. Pourtant lâimage de lâartiste flĂąnant en opposition au travailleur est ancrĂ©e depuis plus longtemps que le 19Ăšme siĂšcle. Repense Ă la fable de la cigale et la fourmi par exemple. En quoi le mythe de lâartiste maudit est-il faux Il est faux parce quâil suppose que tous les artistes du monde et de lâhistoire fonctionnent et fonctionnaient de la mĂȘme façon. Nous avons rencontrĂ© assez de gens pour savoir que nous rĂ©agissons et pensons diffĂ©remment mĂȘme si nous avons le mĂȘme mĂ©tier. La preuve, Henri Matisse a peint des danses joyeuses dans ses tableaux alors quâil luttait contre un cancer. Loin de crĂ©er dans la souffrance, il sâest servi de lâart pour se changer les idĂ©es. De nombreux artistes gagnent leur vie avec leur art aujourdâhui. Ne serait-ce que dans le milieu de la chanson, du cinĂ©ma ou du théùtre. Et si le montant des salaires peut parfois nous sembler un peu dĂ©raisonnable, cela ne nous choque plus. Alors pourquoi cela nous choque-t-il toujours quand il sâagit de peintre, de sculpteur, de photographe ou de tout autre art ? En quoi le mythe impacte notre crĂ©ativitĂ© Depuis notre plus tendre enfance, la sociĂ©tĂ© nâa pas vraiment encensĂ© le statut dâartiste. Elle a elle-mĂȘme vĂ©hiculĂ© le mythe de lâartiste maudit. En crĂ©ant, donc en dessinant, en brodant, en tricotant, en faisant notre passion dans notre coin nous avons lâimpression dâaller Ă lâencontre de ce que la sociĂ©tĂ© nous a appris. Nous sommes persuadĂ©es que ce nâest pas un vrai mĂ©tier, que cela doit se pratiquer dans le secret, que câest une honte et une perte de temps. Nous ne crĂ©ons pas dans la souffrance et nous sommes donc sĂ»res de ne pas vraiment ĂȘtre artistes ni crĂ©atives. Je tâentends dâici dire ânon non mais câest une toute petite activitĂ©, que je fais pour moi seuleâ. Nous ne voulons pas ĂȘtre mises au ban de la sociĂ©tĂ© et donc nous nâassumons pas cette crĂ©ativitĂ©. Tu vois Ă quel point ce mythe est nocif pour ta crĂ©ativitĂ© ? A quel point il est important de sâen dĂ©faire pour assumer sa crĂ©ativitĂ© ? Se dĂ©faire du mythe de lâartiste maudit Un pas Ă la fois. Ce mythe est tellement ancrĂ© en nous que tu nâarriveras pas Ă tâen dĂ©faire en un jour. Mais en ayant conscience que câest un clichĂ© et quâil nâest pas rĂ©el, tu peux dĂ©jĂ amĂ©liorer ton statut de crĂ©ative chaque jour. Commence par accorder du temps Ă ta crĂ©ativitĂ©. Cesse de la faire passer en dernier. Tu as le droit dâĂȘtre crĂ©ative et de vouloir passer du temps Ă crĂ©er. Ensuite tu peux commencer Ă crĂ©er un peu plus devant les autres, ou alors Ă montrer un peu plus tes crĂ©ations. Dâabord Ă des personnes bienveillantes, pour ĂȘtre sĂ»re de ne pas recevoir trop de commentaires nĂ©gatifs qui te feraient revenir dans ta taniĂšre. La suite câest de te tâassumer et de te prĂ©senter en tant que femme crĂ©ative. Oui oui, sans bafouiller, sans bĂ©gayer et sans minimiser. LâĂ©tape finale câest de le crier sur tous les toits et dâen ĂȘtre fiĂšre ! au point dâexposer tes crĂ©ations chez toi et de les offrir autour de toi. Ou mĂȘme pourquoi pas de franchir le cap et de les vendre. Dans le cadre lĂ©gal, cela va de soi. JâespĂšre que cet article tâaura aider Ă prendre conscience du mythe de lâartiste maudit et tâinvitera Ă le dĂ©construire aussi pour assumer ta crĂ©ativitĂ©.
Face Ă l'explosion de popularitĂ© de l'application de vidĂ©oconfĂ©rence Zoom, les autoritĂ©s amĂ©ricaines s'inquiĂštent des garanties pour le respect de la vie privĂ©e offertes par ce service. Un recours collectif en justice a mĂȘme Ă©tĂ© dĂ©posĂ© lundi, arguant que Zoom avait partagĂ© sans autorisation des donnĂ©es personnelles avec Facebook. Le service est utilisĂ© par des professeurs qui doivent donner des cours Ă distance, des artistes qui font des performances en direct, des amis qui veulent fĂȘter un anniversaire ensemble mĂȘme s'ils sont Ă des kilomĂštres les uns des autres, confinĂ©s chez eux par ces temps de lutte contre le Covid-19. Mais Zoom, l'application de vidĂ©oconfĂ©rence qui a le vent en poupe actuellement, intĂ©resse aussi les autoritĂ©s judiciaires amĂ©ricaines. Un recours collectif en justice a Ă©tĂ© dĂ©posĂ© en Californie, lundi 30 mars, arguant que l'application avait partagĂ© illĂ©galement des donnĂ©es personnelles sensibles avec Facebook. Le mĂȘme jour, le bureau du procureur gĂ©nĂ©ral de New York a envoyĂ© une lettre Ă la start-up amĂ©ricaine pour obtenir des Ă©claircissements sur la maniĂšre dont la vie privĂ©e des utilisateurs est protĂ©gĂ©e. Car la folle success-story de Zoom depuis le dĂ©but de l'Ă©pidĂ©mie de coronavirus a attirĂ© l'attention, aussi bien des organisations de dĂ©fense de la vie privĂ©e en ligne que des pirates informatiques. Les Ă©quipes de l'appli de vidĂ©oconfĂ©rence ont dĂ» modifier en toute hĂąte certaines des fonctions les plus discutables, il reste cependant des zones d'ombre qui pourraient valoir Ă la sociĂ©tĂ©, créé il y a neuf ans, une enquĂȘte en bonne et due forme des autoritĂ©s minĂ© pour la vie privĂ©eJusqu'Ă la semaine derniĂšre, les quelques 15 millions d'utilisateurs avançaient en terrain trĂšs minĂ© pour leur vie privĂ©e lorsqu'ils rejoignaient Zoom pour une rĂ©union de travail virtuelle avec des collĂšgues ou cherchaient simplement Ă maintenir un semblant de lien social en organisant un chat vidĂ©o Ă plusieurs. La longue liste des soucis avait donnĂ© lieu Ă un rapport au vitriol, le 24 mars, du trĂšs respectĂ© Consumer Report, Ă©quivalent amĂ©ricain de 60 Millions de consommateurs. Zoom ne se contentait pas des utilisations Ă des fins publicitaires de certaines informations personnelles qui sont monnaie courante dans la Silicon Valley. Les rĂšgles de politique de confidentialitĂ© indiquent aussi que le service peut "partager avec des tierces entreprises" le contenu des discussions et les d'autres termes, une sĂ©ance de psychanalyse tenue en utilisant zoom ou encore les rĂ©ponses d'Ă©coliers durant un cours Ă distance pourraient ĂȘtre utilisĂ©es par des publicitaires. Pire, ces images seraient, en thĂ©orie, susceptibles d'ĂȘtre exploitĂ©es par des sociĂ©tĂ© travaillant sur des logiciels de reconnaissance faciale, souligne le Consumer Report. Une analyse de l'application par le site amĂ©ricain Vice a aussi dĂ©montrĂ© que Zoom prĂ©parait un rapport personnalisĂ© sur chaque utilisateur spĂ©cifiquement pour Facebook."Zoom ne fait pas forcĂ©ment tout ça, mais les termes et services de son application lui donnent une grande marge de manĆuvre en la matiĂšre", Ă©crit Bill Fitzgerald, spĂ©cialiste des questions de vie privĂ©e pour le Consumer start-up n'est pas la seule Ă avoir un grand pouvoir sur le contenu des vidĂ©os. Les administrateurs de chaque session comme des employeurs qui organisent une rĂ©union par exemple peuvent rĂ©cupĂ©rer l'intĂ©gralitĂ© de la vidĂ©oconfĂ©rence, peuvent savoir Ă tout instant qui se connecte au service, et combien de temps il l'utilise. Zoom offre mĂȘme la possibilitĂ© d'ĂȘtre alertĂ© si un participant Ă une vidĂ©oconfĂ©rence passe plus d'une trentaine de secondes Ă vagabonder ailleurs sur Internet. Difficile, donc, de faire un petit dĂ©tour discrĂštement sur YouTube pendant qu'un collĂšgue fait une prĂ©sentation barbante⊠Un niveau de flicage qui a alertĂ© les dĂ©fenseurs de la vie et webcam piratĂ©eCritiquĂ© de toute part, Zoom a procĂ©dĂ© Ă une importante mise Ă jour de ses conditions d'utilisation qui adresse la plupart des reproches, dimanche 29 mars. La jeune sociĂ©tĂ© s'est, notamment, engagĂ©e Ă ne plus partager les informations personnelles avec Facebook et affirme, dorĂ©navant, que le contenu d'une vidĂ©o ne peut ĂȘtre utilisĂ© Ă des fins les soucis de sĂ©curitĂ© informatique qui sont au cĆur de l'intĂ©rĂȘt portĂ© Ă Zoom par le bureau du procureur gĂ©nĂ©ral de New York. "Nous aimerions savoir si les pratiques existantes en matiĂšre de sĂ©curitĂ© informatique sont suffisantes pour faire face Ă l'augmentation soudaine en volume et en sensibilitĂ© des donnĂ©es qui transitent par les serveurs de Zoom", s'interroge l'autoritĂ© judiciaire derniers jours, des bidouilleurs informatiques ont dĂ©couvert une faille permettant de s'inviter Ă une vidĂ©oconfĂ©rence sans y avoir Ă©tĂ© conviĂ© et de diffuser leur contenu sur l'un des Ă©crans partagĂ©s. Ce phĂ©nomĂšne, appelĂ© "Zoombombing", a envahi les classes virtuelles aux Ătats-Unis des pirates informatiques viennent y projeter des vidĂ©os pornographiques ou Ă caractĂšres racistes et antisĂ©mites. Ainsi, le 24 mars, un nĂ©onazi a interrompu un cours sur l'antisĂ©mitisme en exhibant un tatouage de croix gammĂ©e sur son torse, a rapportĂ© l'Anti-Defamation risque d'exposer les plus jeunes Ă des contenus haineux ou sexuels a poussĂ© plusieurs Ă©coles amĂ©ricaines Ă dĂ©conseiller l'utilisation de Zoom pour les cours Ă distance. Un paradoxe pour le bureau du procureur de New York qui regrette que cet outil "parfaitement adaptĂ© pour assurer un suivi scolaire" durant la pĂ©riode de confinement risque de se retrouver boycottĂ© Ă cause de failles de sĂ©curitĂ© ce n'est pas le seul problĂšme. L'an dernier, une brĂšche avait Ă©tĂ© dĂ©couverte dans l'application permettant Ă des pirates informatiques de prendre le contrĂŽle des webcams utilisĂ©s par les participants Ă une visioconfĂ©rence. Zoom n'avait corrigĂ© le problĂšme que 90 jours aprĂšs en avoir Ă©tĂ© informĂ©. Pour le bureau du procureur de New York, cette lenteur Ă rĂ©agir n'est pas de bon augure maintenant que Zoom a envahi des millions de foyers Ă travers le monde. C'est pourquoi, il voudrait s'assurer que le service a fait un mĂ©nage le plus complet possible des Ă©ventuelles failles qui pourraient ĂȘtre exploitĂ©s par des acteurs a assurĂ© vouloir "coopĂ©rer pleinement" avec les autoritĂ©s. La start-up semble dĂ©terminĂ©e Ă rĂ©agir face aux critiques afin de ne pas ternir sa rĂ©putation Ă un moment clef pour sa croissance. Mais qu'en est-il des pratiques de ses concurrents â les Houseparty, Bunch et autres â qui gagnent aussi en popularitĂ© sans ĂȘtre soumis Ă la mĂȘme vigilance des autoritĂ©s ? Autant de services qui, bien qu'utiles en cette pĂ©riode de confinement, risquent d'ajouter un nouveau niveau de surveillance, que ce soit par les publicitaires ou les employeurs. AprĂšs les Ătats qui utilisent de plus en plus les donnĂ©es tĂ©lĂ©phoniques pour s'assurer du respect des rĂšgles de confinement, ces outils de vidĂ©oconfĂ©rence sont une nouvelle dĂ©monstration de l'un des paradoxes de cette Ă©pidĂ©mie plus les individus doivent s'isoler, moins ils semblent avoir de vie privĂ©e.
Bonjour les petits chats ! Aujourd'hui, j'ai envie de vous parler de ma vision des choses* concernant la sociĂ©tĂ© de consommation. * Bien Ă©videmment, cet article retranscrit mon point de vue; il n'y a aucun jugement. J'essaye juste d'apporter ma vision afin de peut ĂȘtre ouvrir des rĂ©flexions... J'ai Ă©crit cet article il y a un an. Je n'ai jamais rĂ©ussi Ă le publier, je le fais aujourd'hui en ayant Ă peine modifiĂ© quelques phrases. J'espĂšre que vous comprendrez mon approche bienveillante... NĂ©s pour consommer ? J'ai toujours Ă©tĂ© plus ou moins en dĂ©calage dans notre sociĂ©tĂ©. Acheter, consommer, toujours ouvrir son porte monnaie. Je ne suis pas radine hein, mais il y a des choses qui sont utiles et d'autres pas. J'ai beaucoup de mal Ă accepter qu'on me dise ce que j'ai Ă faire. Alors, quand la tĂ©lĂ©vision ne fait que nous pousser Ă la consommation, comme les magazines, la radio, les affiches sur les abris bus ou les bĂątiments; ça m'plait pas. D'autant qu'on est influencĂ©s, que dis-je manipulĂ©s par les lobbyistes; dans le seul but de les enrichir, quitte Ă le payer de notre santĂ©. J'ai toujours Ă©tĂ© observatrice de tout ça, Ă diffĂ©rents degrĂ©s selon les pĂ©riodes de ma vie. Et mĂȘme lorsque j'ai Ă©tĂ© esclave de tout ça, je culpabilisais d'acheter, de consommer du jetable, de l'inutile ! Cette idĂ©ologie de la consommation me dĂ©range. On pourrait croire que c'est une libertĂ©, je pencherais plus pour le terme d'aliĂ©nation. Que l'on s'entende, certaines choses sont bien sĂ»r Ă©videntes, nĂ©cessaires, indispensables. Mais, et c'est lĂ tout le problĂšme, on ne sait plus ce qui est indispensable et ce qui tient de la superficialitĂ©, de l'inutile, de la fantaisie. Revenir Ă des choses simples, saines. J'ai regardĂ© la tĂ©lĂ©vision 10h par jour parfois. J'ai voulu acheter des fringues, des sacs, des chaussures, des cosmĂ©tiques ... juste parce que ça me plaisait et que ça me faisait me sentir bien. Je claquais de l'argent en tout et n'importe quoi. Si je voyais une pub pour un nouveau mascara, la derniĂšre montre Ă la mode, un diffuseur automatique de dĂ©sodorisant pour intĂ©rieur ou n'importe quoi, ça me donnait envie. Rien de mal Ă se faire du bien me direz-vous. C'est vrai; tant qu'il s'agit de ne pas consommer de poison cf les perturbateurs endocriniens et la pĂ©trochimie dont sont issus les cosmĂ©tiques par exemple.. mais on y reviendra dans un prochain article, et de ne pas enrichir les monstres de la consommation... En arrivant en PolynĂ©sie, je me suis rendue compte que lorsque l'on veut quelque chose, il faut s'organiser. On ne trouve pas facilement ce que l'on cherche en Ă©lectronique par exemple ou dans le textile, le choix des vĂȘtements est limitĂ©.... Au dĂ©but, j'ai eu du mal. Et puis, je m'y suis faite. Tout ce que je n'achĂšte pas aujourd'hui ne me manque pas. Je n'en ai strictement pas besoin. Je suis revenue Ă une consommation plus simple, plus minimaliste en somme. C'est aussi pour ça que j'ai refusĂ© la tĂ©lĂ©vision. Et non ! Nous n'avons pas la tĂ©lĂ©vision. On a une tĂ©lĂ©vision mais pas d'accĂšs. On n'a pas accĂšs aux chaines nationales, ni mĂȘme au cĂąble. On regarde des films ou des sĂ©ries. Si j'ai envie de voir une Ă©mission particuliĂšre ou de regarder les infos, je vais sur Internet et je regarde le replay mĂȘme si en vĂ©ritĂ©, je ne regarde presque rien en replay. En ce sens, je contrĂŽle ce que je vois, je sĂ©lectionne les informations qui me parviennent ! On va pas se mentir hein... Parfois j'aime acheter. Des trucs un peu inutiles c'est vrai... Une bague en forme d'ananas; une paire de baskets colorĂ©es pour changer un peu, un jouet pour mes chiens... Je me fais plaisir oui, mais je suis consciente de mon pouvoir liĂ© Ă mon porte monnaie. Aujourd'hui, et depuis plusieurs mois, je me dirige vers une consommation plus saine, plus simple, naturelle. J'en parlerais dans les prochains articles ; l'alimentation, les cosmĂ©tiques, l'hygiĂšne etc etc... Le gros problĂšme, et c'est prĂ©cisĂ©ment ce qui me dĂ©range dans tout ça, c'est que la sociĂ©tĂ© de consommation ne fait que nous Ă©loigner les uns des autres. PossĂ©der, avoir, montrer ce que l'on a... La sociĂ©tĂ© nous créé de faux besoins. Tout ça ne fait que creuser un fossĂ© entre les gens. Parce qu'on rentre dans le schĂ©ma du paraĂźtre... Ce sont juste des rĂ©flexions avec mon point de vue personnel. Je n'ai plus envie d'acheter pour acheter, de donnes plein de sous Ă des gens qui n'en ont pas besoin de plus, tellement ils sont riches. Je ne veux plus contribuer Ă ce mode de vie qui te fait croire qu'on est nuls et qu'on ne sait rien faire tout seul et qu'on a besoin de ce que la sociĂ©tĂ© produit pour vivre correctement. Et vous, c'est quoi votre mode de consommation ? De rĂ©flexion par rapport Ă tout ça ? =
Culture CinĂ©ma PrĂ©sente Ă la Mostra, la rĂ©alisatrice, qui a fui Kaboul le 15 aoĂ»t, a demandĂ© lâaide de la communautĂ© internationale. Article rĂ©servĂ© aux abonnĂ©s La cinĂ©aste afghane Sahraa Karimi a fui Kaboul, le 15 aoĂ»t, le jour oĂč les talibans ont pris le pouvoir dans la capitale. Depuis, de sa voix combative, elle ne cesse de sonner lâalerte dans les mĂ©dias. Son visage, dĂ©couvert sur des vidĂ©os qui ont le fait le tour de la planĂšte, ne sâoublie pas. De grands yeux gris, mĂ©lancoliques, et un casque de cheveux bruns. Sahraa Karimi, nĂ©e en 1983, est aussi la premiĂšre femme Ă diriger, depuis quelques annĂ©es, lâInstitut du film afghan, lâorganisme public pour le financement du cinĂ©ma, situĂ© Ă Kaboul. Nous lâavons rencontrĂ©e, samedi 4 septembre, en marge dâune confĂ©rence de presse organisĂ©e par la Mostra de Venise, sur la situation des artistes en Afghanistan â Ă laquelle assistaient Ă©galement la cinĂ©aste afghane Sahra Mani, ainsi que des membres de la Coalition internationale pour les cinĂ©astes en danger dont font partie Orwa Nyrabia, directeur artistique du Festival international du film documentaire dâAmsterdam, Vanja Kaludjercic, patron du Festival de RotterdamâŠ. Devant un parterre de journalistes et de critiques de cinĂ©ma, Sahraa Karimi a lancĂ© un cri dâalerte Imaginez un pays sans artistes ! Aidez-nous ! Nous pouvons ĂȘtre sauvĂ©s par la communautĂ© internationale. » Lire aussi Article rĂ©servĂ© Ă nos abonnĂ©s Mostra de Venise Competencia oficial » passe le star-systĂšme Ă la broyeuse Le 15 aoĂ»t, la cinĂ©aste a pris la dĂ©cision la plus difficile de [sa] vie » elle a quittĂ© son pays, sâenvolant pour Kiev Ukraine avec quelques membres de sa famille, laissant derriĂšre elle tout son travail. Sahraa Karimi a ensuite rejoint la Slovaquie, un pays oĂč elle a fait ses Ă©tudes de cinĂ©ma et dont elle a acquis la nationalitĂ© en plus de la nationalitĂ© afghane. Les talibans nâont pas changĂ© » Alors que les talibans tentent dâamadouer la communautĂ© internationale, en affichant un visage plus ouvert », la rĂ©alisatrice assure que les talibans nâont pas changĂ© » Ils sont tellement contre lâart, et contre les femmes. La communautĂ© internationale devrait reconnaĂźtre les groupes qui rĂ©sistent actuellement contre les talibans. Car la nouvelle gĂ©nĂ©ration dâAfghans ne peut pas vivre sous le rĂ©gime des talibans. La jeunesse veut mener une vie moderne, Ă©couter de la musique, vivre librement. Ce qui a Ă©tĂ© construit en vingt ans dans notre pays ne peut pas disparaĂźtre du jour au lendemain », dit-elle. Mais, dĂ©jĂ , tout semble fragilisĂ©. Pour ne prendre quâun exemple, les archives cinĂ©matographiques afghanes sont en danger, dit-elle, puisquâelles sont localisĂ©es au palais prĂ©sidentiel de Kaboul, dĂ©sormais sous le contrĂŽle des talibans ». Elle ajoute Les talibans ne mâont pas dĂ©mise de mes fonctions Ă lâInstitut du film afghan. Jâen suis encore la directrice, mais je nâai plus de bureau et nây suis plus matĂ©riellement prĂ©sente. Câest trĂšs Ă©trange⊠» Il vous reste de cet article Ă lire. La suite est rĂ©servĂ©e aux abonnĂ©s. Vous pouvez lire Le Monde sur un seul appareil Ă la fois Ce message sâaffichera sur lâautre appareil. DĂ©couvrir les offres multicomptes Parce quâune autre personne ou vous est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil. Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil Ă la fois ordinateur, tĂ©lĂ©phone ou tablette. Comment ne plus voir ce message ? En cliquant sur » et en vous assurant que vous ĂȘtes la seule personne Ă consulter Le Monde avec ce compte. Que se passera-t-il si vous continuez Ă lire ici ? Ce message sâaffichera sur lâautre appareil. Ce dernier restera connectĂ© avec ce compte. Y a-t-il dâautres limites ? Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant dâappareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant Ă des moments diffĂ©rents. Vous ignorez qui est lâautre personne ? Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe.
On les dit parfois distants avec l'actualitĂ©, moins en phase avec l'Ă©poque et la sociĂ©tĂ©, parce que les formes conceptuelles qu'ils empruntent dĂ©sormais signaleraient une forme de dĂ©tachement de leur part. Les artistes contemporains, aux yeux de certains, ne colleraient plus Ă l'actualitĂ©. L'exposition Artistes Ă la une pour la liberté» apporte, c'est lĂ la moindre de ses vertus, la preuve du contraire. En demandant Ă trente-six artistes de faire Ćuvre Ă partir de et sur une page de couverture deLibĂ©ration, les deux inititateurs de cette opĂ©ration au profit de Reporters sans frontiĂšres, Nicolas Couturieux et David-HervĂ© Boutin, affichent les liens tĂ©nus qui existent entre artistes et journalistes. A commencer par ceci la libertĂ© d'expression et d'information les concernent tous au premier chef, comme elle concerne chacun d'entre nous, lecteur ou spectateur, avec sous les yeux un article de presse ou une Ćuvre deux attitudes et les deux activitĂ©s ne font quâune, câest pourquoi, le projet, aprĂšs avoir Ă©tĂ© exposĂ© au Palais de Tokyo, puis Ă nouveau Ă la Earth Gallery Ă Paris, se bouclera par une vente aux martienneEn attendant, l'Ă©ventail de unes, librement choisies par chacun des artistes, offre un panorama des prĂ©occupations des artistes contemporains, de ce qui les hante, les touche, les inquiĂšte, les travaille. Cet arriĂšre-fond, c'est au fait celui de l'honnĂȘte homme du XXIe siĂšcle la chronologie inclut les quinze derniĂšres annĂ©es, du 11 septembre 2001 au 15 novembre 2015. RĂ©chauffement climatique Nils-Udo, conflits armĂ©s, en Syrie Ivan Argote ou dans la bande de Gaza Mohamed Ben Slama, le sort des citĂ©s Guillaume Bresson ou Henrik Plenge Jakobsen, la catastrophe nuclĂ©aire de Fukushima Gris1 et Invader, le printemps arabe Joana Hadjithomas & Khalil Joreige, le combat pour l'Ă©galitĂ© entre les sexes Françoise Petrovitch et contre les violences conjugales Riikka Hyvönen, la conquĂȘte spatiale, l'utopie martienne qu'elle entretient Laurent Grasso et les retards Ă l'allumage qu'elle subit Mrdjan Bajic, les attentats terroristes le 11 septembre 2001 par Richard Philipps, le 13 novembre 2015 par AndrĂ©. Le choix des artistes, complĂštement libre, porte ici le plus souvent sur des unes mettant en avant des Ă©vĂ©nements ou des sujets graves, des sujets mondiaux, globaux, des thĂšmes politiques et sociaux, des engagements citoyens et militants, qui pĂšsent lourd et fort sur nos modes de vie. Mises bout Ă bout, dans ces pages, les Ćuvres appropriationnistes» rĂ©vĂšlent une curiositĂ© et une attention au monde qui est tout sauf Ă©triquĂ©e. Ce qui n'empĂȘche pas des traitements trĂšs personnels tant dans les techniques mises en Ćuvre que dans le ton utilisĂ© Ă©mu, indignĂ©, facĂ©tieux, brutal, intimidĂ©, discret ou plein de panache. S'observe ainsi, dans ce cadre pourtant fort limitĂ© et un poil contraignant, une grande variĂ©tĂ© de moyens d' et le popLe procĂ©dĂ© vient de loin. Car les artistes n'ont pas attendu qu'on leur confie cette place, la presse, la une, pour, depuis bien longtemps se permettre de se les approprier librement. Le dĂ©tournement, le collage, le griffonnage, le raturage des images de magazine ou de journaux sont des procĂ©dĂ©s courants depuis Warhol et le pop, et auparavant avec les cubistes dans les toiles desquels, au dĂ©but du XXe siĂšcle, un journal s'incrustait frĂ©quemment. Les annĂ©es 60, en France, ont vu les Nouveaux RĂ©alistes se saisir de ce paysage mĂ©diatique et un Jacques VilleglĂ© est lĂ , dans le casting des Unes pour la liberté», pour le rappeler. L'artiste, aujourd'hui ĂągĂ© de 96 ans, a fait Ćuvre Ă partir des affiches placardĂ©es sur des palissades, puis lacĂ©rĂ©es, dĂ©chirĂ©es, graffitĂ©es par des mains anonymes. Restituant dans l'espace du musĂ©e ou de la galerie un environnement visuel quotidien et collectivement dĂ©formĂ©, rectifiĂ© et secouĂ© par les rĂ©actions, les indignations, les affirmations des uns et des autres. Son choix d'une une consacrĂ©e aux pirates sĂ©vissant au large de la corne de l'Afrique dit alors, avec espiĂ©glerie, que l'artiste est le seul et vrai pirate qui vaille, pacifique et clandestin, ramassant les restes du pillage ludique et fantasque auxquels, malgrĂ© elles, se livrent les images mĂ©diatiques dĂšs lors qu'elles s'exposent dans la rue ou les couloirs du la prĂ©sence dans le casting de nombreux tenants du street art Gris 1, Invader, C215, Tilt.Thomas de sprayOutre que lâun des deux curateurs, Nicolas Couturieux, suit de prĂšs cette forme de crĂ©ation que lâart contemporain tient dâordinaire encore en lisiĂšre de ses cimaises, ils sont lĂ , avec leur syntaxe, coups de spray et coups de sang, dans cet espace public quâest aussi une page de couv, qui siĂ©ent bien Ă des inscriptions qui sâaffichent de maniĂšre volatile, signĂ©e et lâexposition en passe aussi par des maniĂšres de commentaires plus mesurĂ©s. Car contrairement aux journalistes connectĂ©s au fil continu de lâinformation et Ă ses mises Ă jour, contrairement encore aux dessinateurs de presse, forts en gueule et en traits dâesprit, les plasticiens se sentent rarement aptes Ă rĂ©agir Ă brĂ»le-pourpoint et sâinscrivent dans un temps plus long, celui auquel est censĂ©e se vouer leur Ćuvre, faite en outre pour rester les trente-six unes sont dâailleurs accrochĂ©es sous cadre. Lâart tient en partie Ă cet effet de retard qui permet de prendre en considĂ©ration lâempreinte que laisse les Ă©vĂ©nements dans le cĆur et lâesprit des artistes. Les unes de nombre dâentre eux relĂšvent dâun exercice de mĂ©moire, dâun retour aux archives, voire Ă lâhistoire de lâart. A lâimage de Zevs, qui se saisit de la victoire du non au rĂ©fĂ©rendum de lâĂ©tĂ© dernier demandant au peuple grec dâapprouver, ou as, le plan de sauvetage imposĂ© par les crĂ©anciers europĂ©ens. Un Non de Zeus», prĂ©texte Ă un bon mot en titre du LibĂ© du 5 juillet, que lâartiste - dont le pseudonyme, Zevs, prend des accents mythologiques mais avec une orthographe de RER - fait sien. Il renvoie Ă la statuaire antique sous les traits dâune VĂ©nus de Millo, sculptĂ©e par ses soins Ă partir dâune rĂ©plique un peu grossiĂšre» qui figure, tel quâil lâexplique dans ces pages, une VĂ©nus travestie et souillĂ©e, vendue au plus offrant», mais dĂ©clinant lâ dans ces unes remises sur le mĂ©tier, il est impossible de ne pas voir comment les artistes ne peuvent se passer, pour sâexprimer, de la texture mĂȘme du papier, de lâĂ©paisseur des matĂ©riaux et des images. Belle et palpable maniĂšre de sonder leur impact et dâen rĂ©percuter lâonde de choc au plus profond dâ lâinstar de lâĆuvre de Tania Mouraud barrant la couverture du 12 janvier 2015 illustrĂ©e dâune photographie de la foule de manifestants descendue comme un seul homme dans les rues de Paris, aprĂšs les attentats contre Charlie, de son lettrage si caractĂ©ristique, altier, brutal, Ă peine lisible mais pressant et soudĂ©, affirmant MĂȘme pas peur».Tons Ă©cho, Ă cette piĂšce presque abstraite dans sa forme, rĂ©pond celle de lâAmĂ©ricain Richard Phillips qui fait tourner une des images iconiques du 11 Septembre au quasi-monochrome. Peinte en dĂ©gradé», strillĂ©e de bandes dans les tons mortels du violet et du noir», prĂ©cise-t-il, la une devient flottante et entĂȘtante, imprĂ©cise et brouillĂ©e, inscrivant mĂȘme en bas , un graffiti dâAl-Qaeda en Irak signifiant "monothĂ©isme dans le jihad"», soit en quelque sorte la suite tragique de lâHistoire. Comme si lâartiste, ainsi que tous ses consorts rĂ©unis au Palais de Tokyo, savaient bien que ces unes rĂ©interprĂ©tĂ©es ne pouvaient pas ne pas ĂȘtre rattrapĂ©es, un jour ou lâautre, par la suite des Ă©vĂ©nements, par la marche du temps. Et que leur travail ne pouvait se passer de celui, assidu et Ă©clairant, des journalistes au quotidien.
mode de vie des artistes en marge de la société