Traductionsen contexte de "marge de la sociĂ©tĂ©" en français-anglais avec Reverso Context : en marge de la sociĂ©tĂ© Traduction Correcteur Synonymes Conjugaison Plus LarĂ©ponse aurait Ă©tĂ© trĂšs peu conventionnelle. Le talent de Wölfli se calcule en nombre inimaginable d’heures passĂ©es Ă  dessiner et Ă  modifier sans cesse son oeuvre. Wölfli et beaucoup d’artistes en marge de la sociĂ©tĂ© rĂ©ussissent Ă  transporter le public dans un lieu et un autre temps. Le public se retrouve dans l’univers du Ilest, en pratique, imputĂ© sur la somme due au vendeur, Ă  l'issue de la transaction aux enchĂšres, par la sociĂ©tĂ© de ventes, qui en informe la (les) sociĂ©tĂ©(s) de perception. Celle-ci a trois mois pour confirmer qu'un droit de suite est revendiquĂ© et pour le percevoir alors au nom de son mandant. Faute de quoi, la somme rĂ©servĂ©e est En1932, le ComitĂ© central du Parti communiste promulgua une rĂ©solution restructurant les organisations artistiques. Staline devenait le seul hĂ©ros Ă  glorifier. Il fallait que les arts s’y plient. Certes, la mainmise du pouvoir sur la culture n’empĂȘchait pas des poches de rĂ©sistances. Mais le pli de la rĂ©action Ă©tait pris. ModeDe Vie Des Artistes En Marge De La SociĂ©tĂ© - CodyCross La solution Ă  ce puzzle est constituéÚ de 6 lettres et commence par la lettre B CodyCross Solution pour MODE DE VIE DES ARTISTES EN MARGE DE LA SOCIÉTÉ de mots flĂ©chĂ©s et mots croisĂ©s. DĂ©couvrez les bonnes rĂ©ponses, synonymes et autres types d'aide pour rĂ©soudre chaque puzzle Dansle cadre de Bruges 2002, capitale culturelle de l'Europe, une expĂ©rience originale fut tentĂ©e par l'association «Art en marge». Quatre artistes plasticiens (Jacques Charlier, Bob Verschuren, Ronny Delrue et FrĂ©dĂ©ric Gaillard) ont prĂ©parĂ© des oeuvres avec quatre handicapĂ©s. Ils ont travaillĂ© en duos pendant cinq LĂ©naDurr s’intĂ©resse aux normes et marges de la sociĂ©tĂ© qu’elle met en scĂšne dans un travail photographique toujours tendre et un peu nostalgique. L’Ɠuvre et le quotidien de l’artiste ne font qu’un puisqu’elle vit elle-mĂȘme dans un mobil-home, Ă  Cuers dans le Var, au milieu d’objets collectĂ©s depuis son adolescence. Habitats sauvages est 4QNKq. Quand on pense au statut d’artiste aujourd’hui, on imagine surtout un homme entre deux Ăąges, dans un atelier ou un bureau, la nuit, sale et pas douchĂ© depuis des jours en train de peindre dans la pĂ©nombre Ă  la lueur d’une bougie. C’est le mythe de l’artiste maudit Il est si bien ancrĂ© que si un artiste actuel rĂ©ussit et gagne bien voire trĂšs bien sa vie, on estime que c’est un vendu et que son Ɠuvre est commerciale. Mais qui sommes-nous pour en juger ? Ce mythe de l’artiste maudit impacte Ă©galement notre propre crĂ©ativitĂ©. Il est, en partie, la raison pour laquelle tu n’oses pas et tu n’assumes pas ta crĂ©ativitĂ©. Dans cet article, je vais dĂ©construire ce mythe et t’aider Ă  le dĂ©passer. Qu’est-ce que le mythe de l’artiste maudit ? Il s’agit d’un stĂ©rĂ©otype trĂšs rĂ©pandu sur le mode vie des artistes et sur leur personnalitĂ©. Voici quelques-unes des idĂ©es reçues sur les artistes. idĂ©es reçues sur les artistes L’artiste serait anticapitaliste Parce que les mĂ©tiers artistiques sont motivĂ©s par une passion, il est frĂ©quent de croire que l’artiste n’a pas besoin d’argent, voire pire qu’il le rejette. L’argent serait l’ennemi de son art et la richesse la fin de son inspiration. L’artiste serait pauvre Parce qu’il refuse de gagner de l’argent, l’artiste est forcĂ©ment pauvre. Il vit dans de mauvaise conditions de vie et n’a pas d’ambitions L’artiste vivrait en marge de la sociĂ©tĂ© Il tient par-dessus tout Ă  sa libertĂ© et il est prĂȘt Ă  tout sacrifier pour elle. Il ne se plie pas aux conventions sociales et il vit comme il l’entend. Il ne croit pas Ă  la fidĂ©litĂ© conjugale, il est volage, rebelle et contre toute contrainte. L’artiste serait incompris De par sa mise Ă  l’écart de la sociĂ©tĂ©, l’artiste est une personne incomprise, rejetĂ©e par les gens normaux. Personne ne comprend ses Ɠuvres ni ses intentions et personne ne le soutient. L’artiste ne pourrait rĂ©ussir seul Étant incompris, l’artiste est incapable de vendre ses oeuvres. Il a besoin d’un mĂ©cĂšne ou d’un galeriste pour rĂ©ussir. Il devient par la mĂȘme dĂ©pendant de lui. L’artiste crĂ©erait dans la souffrance C’est la souffrance qui serait au cƓur de l’inspiration de l’artiste. Sa mise au ban de la sociĂ©tĂ© et sa soif de libertĂ© irrĂ©aliste le rendrait en colĂšre, triste et déçu. C’est de ces Ă©motions nĂ©gatives que naitraient ses plus grandes Ɠuvres. Les Ă©motions positives ne lui inspireraient rien. L’artiste travaillerait nuit et jour Ce serait le seul moyen Ă  sa disposition pour rĂ©ussir travailler sans relĂąche. Et comme les Ă©motions nĂ©gatives sont son inspiration, il est constamment déçu de ce qu’il crĂ©e. L’artiste serait perfectionniste. PersuadĂ© que son Ɠuvre n’est jamais assez bien. L’artiste serait irresponsable Épris de libertĂ© et constamment insatisfait, l’artiste est complĂštement irresponsable. Il est constamment en retard, ne sait tenir aucun dĂ©lai, emprunte de l’argent sans pouvoir le rembourser et n’a pas de vie stable. Cette liste n’est pas exhaustive et il y en bien d’autres idĂ©es rĂ©pandues sur les artistes. Si tu en as d’autres, donne-les moi en commentaire. Mais d’oĂč viennent ces idĂ©es et ce mythe de l’artiste maudit ? D’oĂč vient le mythe de l’artiste maudit Le statut d’artiste n’a pas toujours eu mauvaise presse et encore moins cette image misĂ©rable. Il a Ă©tĂ© encensĂ©, encouragĂ© au cours des siĂšcles passĂ©s et les familles d’artistes Ă©taient fiĂšres de ce statut. Ce n’est qu’au 19Ăšme siĂšcle, avec l’arrivĂ©e de la photographie que la fonction des artistes Ă  radicalement changĂ©e. Avant, les artistes faisaient un travail de tĂ©moins, de conteurs et de mĂ©morialistes. Ils rĂ©alisaient les portraits de familles, peignaient les guerres passĂ©es, les paysages de l’autre bout du monde ou reprĂ©sentaient une histoire mythologique. Et puis la photographie est arrivĂ©e. Les familles ont pu se faire tirer le portrait beaucoup plus vite et pour beaucoup moins cher. Les guerres Ă©taient photographiĂ©es en tant rĂ©el et les images Ă©taient bien plus fidĂšles Ă  la rĂ©alitĂ©. Les paysages de l’autre bout du monde Ă©taient photographiĂ©s de façon plus objective. Il n’y a que la mythologie que la photographie ne pouvait fixer. Les peintres et artistes se sont retrouvĂ©s au dĂ©pourvu. Ne sachant comment se rĂ©inventer. Mais les plus jeunes d’entre eux y ont vu une libertĂ©. Ils ont dĂ©cidĂ© de s’affranchir des codes graphiques en vigueur jusque lĂ  et on cherchĂ© Ă  dĂ©velopper leur propre style. C’est ainsi que sont arrivĂ©s les impressionnistes par exemple. Puis plus tard les cubistes, les peintres abstraits etc AprĂšs des siĂšcles de reprĂ©sentation codifiĂ©e, les mĂ©cĂšnes et les amateurs d’art ont eu bien du mal Ă  comprendre et Ă  accepter ses mouvements. D’oĂč le clichĂ© de l’artiste incompris. Et comme les experts en art ne comprenaient pas, ils n’exposaient pas ces artistes et ne leur achetaient pas leurs Ɠuvres. Les artistes n’ont pas beaucoup gagnĂ© d’argent. Mais ils croyaient en leur travail et ils ont continuĂ© Ă  crĂ©er coĂ»te que coĂ»te. D’oĂč l image de l’artiste pauvre et en marge de la sociĂ©tĂ©. C’est la pĂ©riode que l’on a appelĂ© la bohĂšme. En rĂ©fĂ©rence aux bohĂ©miens qui vivaient dans la pauvretĂ© et de par leur itinĂ©rance, Ă©taient soit disant libres. En gros on les comparait Ă  EsmĂ©ralda. La bohĂšme a Ă©tĂ© dĂ©crite par de nombreux artistes, en peinture ou en Ă©criture. Par zola dans son roman L’Ɠuvre, par Rimbaud et Verlaine etc. De ces Ă©crits et de ces peintures, ont Ă©tĂ© tirĂ©s des films, d’autres romans, des chansons etc. Cette pop culture a vĂ©hiculĂ© le mythe de l’artiste maudit jusqu’à nos jours. Pourtant l’image de l’artiste flĂąnant en opposition au travailleur est ancrĂ©e depuis plus longtemps que le 19Ăšme siĂšcle. Repense Ă  la fable de la cigale et la fourmi par exemple. En quoi le mythe de l’artiste maudit est-il faux Il est faux parce qu’il suppose que tous les artistes du monde et de l’histoire fonctionnent et fonctionnaient de la mĂȘme façon. Nous avons rencontrĂ© assez de gens pour savoir que nous rĂ©agissons et pensons diffĂ©remment mĂȘme si nous avons le mĂȘme mĂ©tier. La preuve, Henri Matisse a peint des danses joyeuses dans ses tableaux alors qu’il luttait contre un cancer. Loin de crĂ©er dans la souffrance, il s’est servi de l’art pour se changer les idĂ©es. De nombreux artistes gagnent leur vie avec leur art aujourd’hui. Ne serait-ce que dans le milieu de la chanson, du cinĂ©ma ou du théùtre. Et si le montant des salaires peut parfois nous sembler un peu dĂ©raisonnable, cela ne nous choque plus. Alors pourquoi cela nous choque-t-il toujours quand il s’agit de peintre, de sculpteur, de photographe ou de tout autre art ? En quoi le mythe impacte notre crĂ©ativitĂ© Depuis notre plus tendre enfance, la sociĂ©tĂ© n’a pas vraiment encensĂ© le statut d’artiste. Elle a elle-mĂȘme vĂ©hiculĂ© le mythe de l’artiste maudit. En crĂ©ant, donc en dessinant, en brodant, en tricotant, en faisant notre passion dans notre coin nous avons l’impression d’aller Ă  l’encontre de ce que la sociĂ©tĂ© nous a appris. Nous sommes persuadĂ©es que ce n’est pas un vrai mĂ©tier, que cela doit se pratiquer dans le secret, que c’est une honte et une perte de temps. Nous ne crĂ©ons pas dans la souffrance et nous sommes donc sĂ»res de ne pas vraiment ĂȘtre artistes ni crĂ©atives. Je t’entends d’ici dire “non non mais c’est une toute petite activitĂ©, que je fais pour moi seule”. Nous ne voulons pas ĂȘtre mises au ban de la sociĂ©tĂ© et donc nous n’assumons pas cette crĂ©ativitĂ©. Tu vois Ă  quel point ce mythe est nocif pour ta crĂ©ativitĂ© ? A quel point il est important de s’en dĂ©faire pour assumer sa crĂ©ativitĂ© ? Se dĂ©faire du mythe de l’artiste maudit Un pas Ă  la fois. Ce mythe est tellement ancrĂ© en nous que tu n’arriveras pas Ă  t’en dĂ©faire en un jour. Mais en ayant conscience que c’est un clichĂ© et qu’il n’est pas rĂ©el, tu peux dĂ©jĂ  amĂ©liorer ton statut de crĂ©ative chaque jour. Commence par accorder du temps Ă  ta crĂ©ativitĂ©. Cesse de la faire passer en dernier. Tu as le droit d’ĂȘtre crĂ©ative et de vouloir passer du temps Ă  crĂ©er. Ensuite tu peux commencer Ă  crĂ©er un peu plus devant les autres, ou alors Ă  montrer un peu plus tes crĂ©ations. D’abord Ă  des personnes bienveillantes, pour ĂȘtre sĂ»re de ne pas recevoir trop de commentaires nĂ©gatifs qui te feraient revenir dans ta taniĂšre. La suite c’est de te t’assumer et de te prĂ©senter en tant que femme crĂ©ative. Oui oui, sans bafouiller, sans bĂ©gayer et sans minimiser. L’étape finale c’est de le crier sur tous les toits et d’en ĂȘtre fiĂšre ! au point d’exposer tes crĂ©ations chez toi et de les offrir autour de toi. Ou mĂȘme pourquoi pas de franchir le cap et de les vendre. Dans le cadre lĂ©gal, cela va de soi. J’espĂšre que cet article t’aura aider Ă  prendre conscience du mythe de l’artiste maudit et t’invitera Ă  le dĂ©construire aussi pour assumer ta crĂ©ativitĂ©. Face Ă  l'explosion de popularitĂ© de l'application de vidĂ©oconfĂ©rence Zoom, les autoritĂ©s amĂ©ricaines s'inquiĂštent des garanties pour le respect de la vie privĂ©e offertes par ce service. Un recours collectif en justice a mĂȘme Ă©tĂ© dĂ©posĂ© lundi, arguant que Zoom avait partagĂ© sans autorisation des donnĂ©es personnelles avec Facebook. Le service est utilisĂ© par des professeurs qui doivent donner des cours Ă  distance, des artistes qui font des performances en direct, des amis qui veulent fĂȘter un anniversaire ensemble mĂȘme s'ils sont Ă  des kilomĂštres les uns des autres, confinĂ©s chez eux par ces temps de lutte contre le Covid-19. Mais Zoom, l'application de vidĂ©oconfĂ©rence qui a le vent en poupe actuellement, intĂ©resse aussi les autoritĂ©s judiciaires amĂ©ricaines. Un recours collectif en justice a Ă©tĂ© dĂ©posĂ© en Californie, lundi 30 mars, arguant que l'application avait partagĂ© illĂ©galement des donnĂ©es personnelles sensibles avec Facebook. Le mĂȘme jour, le bureau du procureur gĂ©nĂ©ral de New York a envoyĂ© une lettre Ă  la start-up amĂ©ricaine pour obtenir des Ă©claircissements sur la maniĂšre dont la vie privĂ©e des utilisateurs est protĂ©gĂ©e. Car la folle success-story de Zoom depuis le dĂ©but de l'Ă©pidĂ©mie de coronavirus a attirĂ© l'attention, aussi bien des organisations de dĂ©fense de la vie privĂ©e en ligne que des pirates informatiques. Les Ă©quipes de l'appli de vidĂ©oconfĂ©rence ont dĂ» modifier en toute hĂąte certaines des fonctions les plus discutables, il reste cependant des zones d'ombre qui pourraient valoir Ă  la sociĂ©tĂ©, créé il y a neuf ans, une enquĂȘte en bonne et due forme des autoritĂ©s minĂ© pour la vie privĂ©eJusqu'Ă  la semaine derniĂšre, les quelques 15 millions d'utilisateurs avançaient en terrain trĂšs minĂ© pour leur vie privĂ©e lorsqu'ils rejoignaient Zoom pour une rĂ©union de travail virtuelle avec des collĂšgues ou cherchaient simplement Ă  maintenir un semblant de lien social en organisant un chat vidĂ©o Ă  plusieurs. La longue liste des soucis avait donnĂ© lieu Ă  un rapport au vitriol, le 24 mars, du trĂšs respectĂ© Consumer Report, Ă©quivalent amĂ©ricain de 60 Millions de consommateurs. Zoom ne se contentait pas des utilisations Ă  des fins publicitaires de certaines informations personnelles qui sont monnaie courante dans la Silicon Valley. Les rĂšgles de politique de confidentialitĂ© indiquent aussi que le service peut "partager avec des tierces entreprises" le contenu des discussions et les d'autres termes, une sĂ©ance de psychanalyse tenue en utilisant zoom ou encore les rĂ©ponses d'Ă©coliers durant un cours Ă  distance pourraient ĂȘtre utilisĂ©es par des publicitaires. Pire, ces images seraient, en thĂ©orie, susceptibles d'ĂȘtre exploitĂ©es par des sociĂ©tĂ© travaillant sur des logiciels de reconnaissance faciale, souligne le Consumer Report. Une analyse de l'application par le site amĂ©ricain Vice a aussi dĂ©montrĂ© que Zoom prĂ©parait un rapport personnalisĂ© sur chaque utilisateur spĂ©cifiquement pour Facebook."Zoom ne fait pas forcĂ©ment tout ça, mais les termes et services de son application lui donnent une grande marge de manƓuvre en la matiĂšre", Ă©crit Bill Fitzgerald, spĂ©cialiste des questions de vie privĂ©e pour le Consumer start-up n'est pas la seule Ă  avoir un grand pouvoir sur le contenu des vidĂ©os. Les administrateurs de chaque session comme des employeurs qui organisent une rĂ©union par exemple peuvent rĂ©cupĂ©rer l'intĂ©gralitĂ© de la vidĂ©oconfĂ©rence, peuvent savoir Ă  tout instant qui se connecte au service, et combien de temps il l'utilise. Zoom offre mĂȘme la possibilitĂ© d'ĂȘtre alertĂ© si un participant Ă  une vidĂ©oconfĂ©rence passe plus d'une trentaine de secondes Ă  vagabonder ailleurs sur Internet. Difficile, donc, de faire un petit dĂ©tour discrĂštement sur YouTube pendant qu'un collĂšgue fait une prĂ©sentation barbante
 Un niveau de flicage qui a alertĂ© les dĂ©fenseurs de la vie et webcam piratĂ©eCritiquĂ© de toute part, Zoom a procĂ©dĂ© Ă  une importante mise Ă  jour de ses conditions d'utilisation qui adresse la plupart des reproches, dimanche 29 mars. La jeune sociĂ©tĂ© s'est, notamment, engagĂ©e Ă  ne plus partager les informations personnelles avec Facebook et affirme, dorĂ©navant, que le contenu d'une vidĂ©o ne peut ĂȘtre utilisĂ© Ă  des fins les soucis de sĂ©curitĂ© informatique qui sont au cƓur de l'intĂ©rĂȘt portĂ© Ă  Zoom par le bureau du procureur gĂ©nĂ©ral de New York. "Nous aimerions savoir si les pratiques existantes en matiĂšre de sĂ©curitĂ© informatique sont suffisantes pour faire face Ă  l'augmentation soudaine en volume et en sensibilitĂ© des donnĂ©es qui transitent par les serveurs de Zoom", s'interroge l'autoritĂ© judiciaire derniers jours, des bidouilleurs informatiques ont dĂ©couvert une faille permettant de s'inviter Ă  une vidĂ©oconfĂ©rence sans y avoir Ă©tĂ© conviĂ© et de diffuser leur contenu sur l'un des Ă©crans partagĂ©s. Ce phĂ©nomĂšne, appelĂ© "Zoombombing", a envahi les classes virtuelles aux États-Unis des pirates informatiques viennent y projeter des vidĂ©os pornographiques ou Ă  caractĂšres racistes et antisĂ©mites. Ainsi, le 24 mars, un nĂ©onazi a interrompu un cours sur l'antisĂ©mitisme en exhibant un tatouage de croix gammĂ©e sur son torse, a rapportĂ© l'Anti-Defamation risque d'exposer les plus jeunes Ă  des contenus haineux ou sexuels a poussĂ© plusieurs Ă©coles amĂ©ricaines Ă  dĂ©conseiller l'utilisation de Zoom pour les cours Ă  distance. Un paradoxe pour le bureau du procureur de New York qui regrette que cet outil "parfaitement adaptĂ© pour assurer un suivi scolaire" durant la pĂ©riode de confinement risque de se retrouver boycottĂ© Ă  cause de failles de sĂ©curitĂ© ce n'est pas le seul problĂšme. L'an dernier, une brĂšche avait Ă©tĂ© dĂ©couverte dans l'application permettant Ă  des pirates informatiques de prendre le contrĂŽle des webcams utilisĂ©s par les participants Ă  une visioconfĂ©rence. Zoom n'avait corrigĂ© le problĂšme que 90 jours aprĂšs en avoir Ă©tĂ© informĂ©. Pour le bureau du procureur de New York, cette lenteur Ă  rĂ©agir n'est pas de bon augure maintenant que Zoom a envahi des millions de foyers Ă  travers le monde. C'est pourquoi, il voudrait s'assurer que le service a fait un mĂ©nage le plus complet possible des Ă©ventuelles failles qui pourraient ĂȘtre exploitĂ©s par des acteurs a assurĂ© vouloir "coopĂ©rer pleinement" avec les autoritĂ©s. La start-up semble dĂ©terminĂ©e Ă  rĂ©agir face aux critiques afin de ne pas ternir sa rĂ©putation Ă  un moment clef pour sa croissance. Mais qu'en est-il des pratiques de ses concurrents – les Houseparty, Bunch et autres – qui gagnent aussi en popularitĂ© sans ĂȘtre soumis Ă  la mĂȘme vigilance des autoritĂ©s ? Autant de services qui, bien qu'utiles en cette pĂ©riode de confinement, risquent d'ajouter un nouveau niveau de surveillance, que ce soit par les publicitaires ou les employeurs. AprĂšs les États qui utilisent de plus en plus les donnĂ©es tĂ©lĂ©phoniques pour s'assurer du respect des rĂšgles de confinement, ces outils de vidĂ©oconfĂ©rence sont une nouvelle dĂ©monstration de l'un des paradoxes de cette Ă©pidĂ©mie plus les individus doivent s'isoler, moins ils semblent avoir de vie privĂ©e. Bonjour les petits chats ! Aujourd'hui, j'ai envie de vous parler de ma vision des choses* concernant la sociĂ©tĂ© de consommation. * Bien Ă©videmment, cet article retranscrit mon point de vue; il n'y a aucun jugement. J'essaye juste d'apporter ma vision afin de peut ĂȘtre ouvrir des rĂ©flexions... J'ai Ă©crit cet article il y a un an. Je n'ai jamais rĂ©ussi Ă  le publier, je le fais aujourd'hui en ayant Ă  peine modifiĂ© quelques phrases. J'espĂšre que vous comprendrez mon approche bienveillante... NĂ©s pour consommer ? J'ai toujours Ă©tĂ© plus ou moins en dĂ©calage dans notre sociĂ©tĂ©. Acheter, consommer, toujours ouvrir son porte monnaie. Je ne suis pas radine hein, mais il y a des choses qui sont utiles et d'autres pas. J'ai beaucoup de mal Ă  accepter qu'on me dise ce que j'ai Ă  faire. Alors, quand la tĂ©lĂ©vision ne fait que nous pousser Ă  la consommation, comme les magazines, la radio, les affiches sur les abris bus ou les bĂątiments; ça m'plait pas. D'autant qu'on est influencĂ©s, que dis-je manipulĂ©s par les lobbyistes; dans le seul but de les enrichir, quitte Ă  le payer de notre santĂ©. J'ai toujours Ă©tĂ© observatrice de tout ça, Ă  diffĂ©rents degrĂ©s selon les pĂ©riodes de ma vie. Et mĂȘme lorsque j'ai Ă©tĂ© esclave de tout ça, je culpabilisais d'acheter, de consommer du jetable, de l'inutile ! Cette idĂ©ologie de la consommation me dĂ©range. On pourrait croire que c'est une libertĂ©, je pencherais plus pour le terme d'aliĂ©nation. Que l'on s'entende, certaines choses sont bien sĂ»r Ă©videntes, nĂ©cessaires, indispensables. Mais, et c'est lĂ  tout le problĂšme, on ne sait plus ce qui est indispensable et ce qui tient de la superficialitĂ©, de l'inutile, de la fantaisie. Revenir Ă  des choses simples, saines. J'ai regardĂ© la tĂ©lĂ©vision 10h par jour parfois. J'ai voulu acheter des fringues, des sacs, des chaussures, des cosmĂ©tiques ... juste parce que ça me plaisait et que ça me faisait me sentir bien. Je claquais de l'argent en tout et n'importe quoi. Si je voyais une pub pour un nouveau mascara, la derniĂšre montre Ă  la mode, un diffuseur automatique de dĂ©sodorisant pour intĂ©rieur ou n'importe quoi, ça me donnait envie. Rien de mal Ă  se faire du bien me direz-vous. C'est vrai; tant qu'il s'agit de ne pas consommer de poison cf les perturbateurs endocriniens et la pĂ©trochimie dont sont issus les cosmĂ©tiques par exemple.. mais on y reviendra dans un prochain article, et de ne pas enrichir les monstres de la consommation... En arrivant en PolynĂ©sie, je me suis rendue compte que lorsque l'on veut quelque chose, il faut s'organiser. On ne trouve pas facilement ce que l'on cherche en Ă©lectronique par exemple ou dans le textile, le choix des vĂȘtements est limitĂ©.... Au dĂ©but, j'ai eu du mal. Et puis, je m'y suis faite. Tout ce que je n'achĂšte pas aujourd'hui ne me manque pas. Je n'en ai strictement pas besoin. Je suis revenue Ă  une consommation plus simple, plus minimaliste en somme. C'est aussi pour ça que j'ai refusĂ© la tĂ©lĂ©vision. Et non ! Nous n'avons pas la tĂ©lĂ©vision. On a une tĂ©lĂ©vision mais pas d'accĂšs. On n'a pas accĂšs aux chaines nationales, ni mĂȘme au cĂąble. On regarde des films ou des sĂ©ries. Si j'ai envie de voir une Ă©mission particuliĂšre ou de regarder les infos, je vais sur Internet et je regarde le replay mĂȘme si en vĂ©ritĂ©, je ne regarde presque rien en replay. En ce sens, je contrĂŽle ce que je vois, je sĂ©lectionne les informations qui me parviennent ! On va pas se mentir hein... Parfois j'aime acheter. Des trucs un peu inutiles c'est vrai... Une bague en forme d'ananas; une paire de baskets colorĂ©es pour changer un peu, un jouet pour mes chiens... Je me fais plaisir oui, mais je suis consciente de mon pouvoir liĂ© Ă  mon porte monnaie. Aujourd'hui, et depuis plusieurs mois, je me dirige vers une consommation plus saine, plus simple, naturelle. J'en parlerais dans les prochains articles ; l'alimentation, les cosmĂ©tiques, l'hygiĂšne etc etc... Le gros problĂšme, et c'est prĂ©cisĂ©ment ce qui me dĂ©range dans tout ça, c'est que la sociĂ©tĂ© de consommation ne fait que nous Ă©loigner les uns des autres. PossĂ©der, avoir, montrer ce que l'on a... La sociĂ©tĂ© nous créé de faux besoins. Tout ça ne fait que creuser un fossĂ© entre les gens. Parce qu'on rentre dans le schĂ©ma du paraĂźtre... Ce sont juste des rĂ©flexions avec mon point de vue personnel. Je n'ai plus envie d'acheter pour acheter, de donnes plein de sous Ă  des gens qui n'en ont pas besoin de plus, tellement ils sont riches. Je ne veux plus contribuer Ă  ce mode de vie qui te fait croire qu'on est nuls et qu'on ne sait rien faire tout seul et qu'on a besoin de ce que la sociĂ©tĂ© produit pour vivre correctement. Et vous, c'est quoi votre mode de consommation ? De rĂ©flexion par rapport Ă  tout ça ? = Culture CinĂ©ma PrĂ©sente Ă  la Mostra, la rĂ©alisatrice, qui a fui Kaboul le 15 aoĂ»t, a demandĂ© l’aide de la communautĂ© internationale. Article rĂ©servĂ© aux abonnĂ©s La cinĂ©aste afghane Sahraa Karimi a fui Kaboul, le 15 aoĂ»t, le jour oĂč les talibans ont pris le pouvoir dans la capitale. Depuis, de sa voix combative, elle ne cesse de sonner l’alerte dans les mĂ©dias. Son visage, dĂ©couvert sur des vidĂ©os qui ont le fait le tour de la planĂšte, ne s’oublie pas. De grands yeux gris, mĂ©lancoliques, et un casque de cheveux bruns. Sahraa Karimi, nĂ©e en 1983, est aussi la premiĂšre femme Ă  diriger, depuis quelques annĂ©es, l’Institut du film afghan, l’organisme public pour le financement du cinĂ©ma, situĂ© Ă  Kaboul. Nous l’avons rencontrĂ©e, samedi 4 septembre, en marge d’une confĂ©rence de presse organisĂ©e par la Mostra de Venise, sur la situation des artistes en Afghanistan – Ă  laquelle assistaient Ă©galement la cinĂ©aste afghane Sahra Mani, ainsi que des membres de la Coalition internationale pour les cinĂ©astes en danger dont font partie Orwa Nyrabia, directeur artistique du Festival international du film documentaire d’Amsterdam, Vanja Kaludjercic, patron du Festival de Rotterdam
. Devant un parterre de journalistes et de critiques de cinĂ©ma, Sahraa Karimi a lancĂ© un cri d’alerte Imaginez un pays sans artistes ! Aidez-nous ! Nous pouvons ĂȘtre sauvĂ©s par la communautĂ© internationale. » Lire aussi Article rĂ©servĂ© Ă  nos abonnĂ©s Mostra de Venise Competencia oficial » passe le star-systĂšme Ă  la broyeuse Le 15 aoĂ»t, la cinĂ©aste a pris la dĂ©cision la plus difficile de [sa] vie » elle a quittĂ© son pays, s’envolant pour Kiev Ukraine avec quelques membres de sa famille, laissant derriĂšre elle tout son travail. Sahraa Karimi a ensuite rejoint la Slovaquie, un pays oĂč elle a fait ses Ă©tudes de cinĂ©ma et dont elle a acquis la nationalitĂ© en plus de la nationalitĂ© afghane. Les talibans n’ont pas changĂ© » Alors que les talibans tentent d’amadouer la communautĂ© internationale, en affichant un visage plus ouvert », la rĂ©alisatrice assure que les talibans n’ont pas changĂ© » Ils sont tellement contre l’art, et contre les femmes. La communautĂ© internationale devrait reconnaĂźtre les groupes qui rĂ©sistent actuellement contre les talibans. Car la nouvelle gĂ©nĂ©ration d’Afghans ne peut pas vivre sous le rĂ©gime des talibans. La jeunesse veut mener une vie moderne, Ă©couter de la musique, vivre librement. Ce qui a Ă©tĂ© construit en vingt ans dans notre pays ne peut pas disparaĂźtre du jour au lendemain », dit-elle. Mais, dĂ©jĂ , tout semble fragilisĂ©. Pour ne prendre qu’un exemple, les archives cinĂ©matographiques afghanes sont en danger, dit-elle, puisqu’elles sont localisĂ©es au palais prĂ©sidentiel de Kaboul, dĂ©sormais sous le contrĂŽle des talibans ». Elle ajoute Les talibans ne m’ont pas dĂ©mise de mes fonctions Ă  l’Institut du film afghan. J’en suis encore la directrice, mais je n’ai plus de bureau et n’y suis plus matĂ©riellement prĂ©sente. C’est trĂšs Ă©trange
 » Il vous reste de cet article Ă  lire. La suite est rĂ©servĂ©e aux abonnĂ©s. Vous pouvez lire Le Monde sur un seul appareil Ă  la fois Ce message s’affichera sur l’autre appareil. DĂ©couvrir les offres multicomptes Parce qu’une autre personne ou vous est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil. Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil Ă  la fois ordinateur, tĂ©lĂ©phone ou tablette. Comment ne plus voir ce message ? En cliquant sur » et en vous assurant que vous ĂȘtes la seule personne Ă  consulter Le Monde avec ce compte. Que se passera-t-il si vous continuez Ă  lire ici ? Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connectĂ© avec ce compte. Y a-t-il d’autres limites ? Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant Ă  des moments diffĂ©rents. Vous ignorez qui est l’autre personne ? Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe. On les dit parfois distants avec l'actualitĂ©, moins en phase avec l'Ă©poque et la sociĂ©tĂ©, parce que les formes conceptuelles qu'ils empruntent dĂ©sormais signaleraient une forme de dĂ©tachement de leur part. Les artistes contemporains, aux yeux de certains, ne colleraient plus Ă  l'actualitĂ©. L'exposition Artistes Ă  la une pour la liberté» apporte, c'est lĂ  la moindre de ses vertus, la preuve du contraire. En demandant Ă  trente-six artistes de faire Ɠuvre Ă  partir de et sur une page de couverture deLibĂ©ration, les deux inititateurs de cette opĂ©ration au profit de Reporters sans frontiĂšres, Nicolas Couturieux et David-HervĂ© Boutin, affichent les liens tĂ©nus qui existent entre artistes et journalistes. A commencer par ceci la libertĂ© d'expression et d'information les concernent tous au premier chef, comme elle concerne chacun d'entre nous, lecteur ou spectateur, avec sous les yeux un article de presse ou une Ɠuvre deux attitudes et les deux activitĂ©s ne font qu’une, c’est pourquoi, le projet, aprĂšs avoir Ă©tĂ© exposĂ© au Palais de Tokyo, puis Ă  nouveau Ă  la Earth Gallery Ă  Paris, se bouclera par une vente aux martienneEn attendant, l'Ă©ventail de unes, librement choisies par chacun des artistes, offre un panorama des prĂ©occupations des artistes contemporains, de ce qui les hante, les touche, les inquiĂšte, les travaille. Cet arriĂšre-fond, c'est au fait celui de l'honnĂȘte homme du XXIe siĂšcle la chronologie inclut les quinze derniĂšres annĂ©es, du 11 septembre 2001 au 15 novembre 2015. RĂ©chauffement climatique Nils-Udo, conflits armĂ©s, en Syrie Ivan Argote ou dans la bande de Gaza Mohamed Ben Slama, le sort des citĂ©s Guillaume Bresson ou Henrik Plenge Jakobsen, la catastrophe nuclĂ©aire de Fukushima Gris1 et Invader, le printemps arabe Joana Hadjithomas & Khalil Joreige, le combat pour l'Ă©galitĂ© entre les sexes Françoise Petrovitch et contre les violences conjugales Riikka Hyvönen, la conquĂȘte spatiale, l'utopie martienne qu'elle entretient Laurent Grasso et les retards Ă  l'allumage qu'elle subit Mrdjan Bajic, les attentats terroristes le 11 septembre 2001 par Richard Philipps, le 13 novembre 2015 par AndrĂ©. Le choix des artistes, complĂštement libre, porte ici le plus souvent sur des unes mettant en avant des Ă©vĂ©nements ou des sujets graves, des sujets mondiaux, globaux, des thĂšmes politiques et sociaux, des engagements citoyens et militants, qui pĂšsent lourd et fort sur nos modes de vie. Mises bout Ă  bout, dans ces pages, les Ɠuvres appropriationnistes» rĂ©vĂšlent une curiositĂ© et une attention au monde qui est tout sauf Ă©triquĂ©e. Ce qui n'empĂȘche pas des traitements trĂšs personnels tant dans les techniques mises en Ɠuvre que dans le ton utilisĂ© Ă©mu, indignĂ©, facĂ©tieux, brutal, intimidĂ©, discret ou plein de panache. S'observe ainsi, dans ce cadre pourtant fort limitĂ© et un poil contraignant, une grande variĂ©tĂ© de moyens d' et le popLe procĂ©dĂ© vient de loin. Car les artistes n'ont pas attendu qu'on leur confie cette place, la presse, la une, pour, depuis bien longtemps se permettre de se les approprier librement. Le dĂ©tournement, le collage, le griffonnage, le raturage des images de magazine ou de journaux sont des procĂ©dĂ©s courants depuis Warhol et le pop, et auparavant avec les cubistes dans les toiles desquels, au dĂ©but du XXe siĂšcle, un journal s'incrustait frĂ©quemment. Les annĂ©es 60, en France, ont vu les Nouveaux RĂ©alistes se saisir de ce paysage mĂ©diatique et un Jacques VilleglĂ© est lĂ , dans le casting des Unes pour la liberté», pour le rappeler. L'artiste, aujourd'hui ĂągĂ© de 96 ans, a fait Ɠuvre Ă  partir des affiches placardĂ©es sur des palissades, puis lacĂ©rĂ©es, dĂ©chirĂ©es, graffitĂ©es par des mains anonymes. Restituant dans l'espace du musĂ©e ou de la galerie un environnement visuel quotidien et collectivement dĂ©formĂ©, rectifiĂ© et secouĂ© par les rĂ©actions, les indignations, les affirmations des uns et des autres. Son choix d'une une consacrĂ©e aux pirates sĂ©vissant au large de la corne de l'Afrique dit alors, avec espiĂ©glerie, que l'artiste est le seul et vrai pirate qui vaille, pacifique et clandestin, ramassant les restes du pillage ludique et fantasque auxquels, malgrĂ© elles, se livrent les images mĂ©diatiques dĂšs lors qu'elles s'exposent dans la rue ou les couloirs du la prĂ©sence dans le casting de nombreux tenants du street art Gris 1, Invader, C215, Tilt.Thomas de sprayOutre que l’un des deux curateurs, Nicolas Couturieux, suit de prĂšs cette forme de crĂ©ation que l’art contemporain tient d’ordinaire encore en lisiĂšre de ses cimaises, ils sont lĂ , avec leur syntaxe, coups de spray et coups de sang, dans cet espace public qu’est aussi une page de couv, qui siĂ©ent bien Ă  des inscriptions qui s’affichent de maniĂšre volatile, signĂ©e et l’exposition en passe aussi par des maniĂšres de commentaires plus mesurĂ©s. Car contrairement aux journalistes connectĂ©s au fil continu de l’information et Ă  ses mises Ă  jour, contrairement encore aux dessinateurs de presse, forts en gueule et en traits d’esprit, les plasticiens se sentent rarement aptes Ă  rĂ©agir Ă  brĂ»le-pourpoint et s’inscrivent dans un temps plus long, celui auquel est censĂ©e se vouer leur Ɠuvre, faite en outre pour rester les trente-six unes sont d’ailleurs accrochĂ©es sous cadre. L’art tient en partie Ă  cet effet de retard qui permet de prendre en considĂ©ration l’empreinte que laisse les Ă©vĂ©nements dans le cƓur et l’esprit des artistes. Les unes de nombre d’entre eux relĂšvent d’un exercice de mĂ©moire, d’un retour aux archives, voire Ă  l’histoire de l’art. A l’image de Zevs, qui se saisit de la victoire du non au rĂ©fĂ©rendum de l’étĂ© dernier demandant au peuple grec d’approuver, ou as, le plan de sauvetage imposĂ© par les crĂ©anciers europĂ©ens. Un Non de Zeus», prĂ©texte Ă  un bon mot en titre du LibĂ© du 5 juillet, que l’artiste - dont le pseudonyme, Zevs, prend des accents mythologiques mais avec une orthographe de RER - fait sien. Il renvoie Ă  la statuaire antique sous les traits d’une VĂ©nus de Millo, sculptĂ©e par ses soins Ă  partir d’une rĂ©plique un peu grossiĂšre» qui figure, tel qu’il l’explique dans ces pages, une VĂ©nus travestie et souillĂ©e, vendue au plus offrant», mais dĂ©clinant l’ dans ces unes remises sur le mĂ©tier, il est impossible de ne pas voir comment les artistes ne peuvent se passer, pour s’exprimer, de la texture mĂȘme du papier, de l’épaisseur des matĂ©riaux et des images. Belle et palpable maniĂšre de sonder leur impact et d’en rĂ©percuter l’onde de choc au plus profond d’ l’instar de l’Ɠuvre de Tania Mouraud barrant la couverture du 12 janvier 2015 illustrĂ©e d’une photographie de la foule de manifestants descendue comme un seul homme dans les rues de Paris, aprĂšs les attentats contre Charlie, de son lettrage si caractĂ©ristique, altier, brutal, Ă  peine lisible mais pressant et soudĂ©, affirmant MĂȘme pas peur».Tons Ă©cho, Ă  cette piĂšce presque abstraite dans sa forme, rĂ©pond celle de l’AmĂ©ricain Richard Phillips qui fait tourner une des images iconiques du 11 Septembre au quasi-monochrome. Peinte en dĂ©gradé», strillĂ©e de bandes dans les tons mortels du violet et du noir», prĂ©cise-t-il, la une devient flottante et entĂȘtante, imprĂ©cise et brouillĂ©e, inscrivant mĂȘme en bas , un graffiti d’Al-Qaeda en Irak signifiant "monothĂ©isme dans le jihad"», soit en quelque sorte la suite tragique de l’Histoire. Comme si l’artiste, ainsi que tous ses consorts rĂ©unis au Palais de Tokyo, savaient bien que ces unes rĂ©interprĂ©tĂ©es ne pouvaient pas ne pas ĂȘtre rattrapĂ©es, un jour ou l’autre, par la suite des Ă©vĂ©nements, par la marche du temps. Et que leur travail ne pouvait se passer de celui, assidu et Ă©clairant, des journalistes au quotidien.

mode de vie des artistes en marge de la société